Un manteau de givre...

(Le petit journal de François, notre maraîcher)

Que de belles journées ! Quel plaisir de découvrir la campagne, et le jardin, sous son manteau de givre au lever du soleil ! (une fois passé l'épisode du grattage du parebrise, bien sur !). Quel plaisir aussi de travailler les planches, encore gelées ! La terre se soulève, s'émiette, et les matins de gelés qui se sont suivis ont continué ce travail d'émiettement qui la rend si agréable à travailler le moment venu, au printemps. Avec ce temps sec, les chemins ont séché, ce qui est plus confortable, et moins dommageable.

 

Nous avons donc profité de cette période pour butter les planches qui ne l'étaient pas, et pour détruire l'engrais vert de celles qui accueilleront les pommes de terre primeurs au mois de mars. Nous avons encore du nettoyage à faire (rangement des tuyaux d'irrigation, enlèvement de bâches, débroussaillage) et les tunnels à terminer. Nous plantons cette semaine notre avant dernière série de mâche. Les plants de salades des premières séries de l'année à venir sont commandés, et les carottes primeurs du mois d'avril pointent leurs cotylédons. Le semis nous satisfait : la densité est correcte, et les plantules pleines de vigueur.

Voyage en Haute-Savoie et Suisse : ces 2 jours m'ont fait beaucoup de bien. Nous avons visité un GAEC (maraichage et plantes aromatiques et médicinales) et une coopérative suisse de consommateurs travaillant avec des maraichers salariés. Le thème principal était le travail en collectif. Thème tout à fait approprié à notre situation (Daphné et moi)  compte tenu du projet d'association en réflexion, qui doit se concrétiser en 2018, mais aussi pour la mise en place de notre CUMA et de la culture collective des pommes de terre à Toussacq en 2017. Le temps passé au travail ,la rémunération, le calcul du prix des parts de récolte, l'organisation du travail en collectif, et les techniques de maraichage furent les principaux sujets abordés. Ce fut très enrichissant ! La coopérative suisse est un autre modèle d'organisation (30 ans d'existence, 450 adhérents, 400 paniers, un marché, 10 maraichers salariés à temps partiel : les maraichers ne souhaitant pas faire que cela !). De belles réussites qui donnent l'envie d'aller plus loin, de pousser les réflexions sur la réappropriation par les citoyens de leur approvisionnement en nourriture, et sur les échanges avec les paysans.

 

Part de la semaine :

  • Pomme de terre 1,5 kg
  • Carottes 1 kg
  • Radis noirs 0,500 kg
  • Navets 0,500 kg
  • Panais 0,700 kg
  • Poireaux 4 panacher les tailles
  • Laitue 1
  • Chicorée 1
  • Mâche selon récolte
  • Roquette selon récolte
  • Courge 1 part
  • Choucroute 0,700 kg