Partenariat Légumes

François Guesdon, notre maraîcher, approvisionne La Courgette Rieuse depuis 2011.

En janvier 2014, il s'est installé à la Ferme d'Isle (commune de Grisy sur Seine), sur une parcelle de 3 hectares et demi.

Auparavant, il exerçait son activité à la Ferme de Toussacq, dans le cadre de la couveuse d'activités « Le champ des possibles ».

 

2016 sera l'année de la labellisation "Agriculture Biologique" de l'exploitation, après deux année de reconversion sur un terrain en zone Natura 2000.




Interview de François.

Extrait de l'article publié dans "L'Indépendant de l'Yonne" le 19 septembre 2014.


Comment avez-vous rejoint l'AMAP ?

« J’ai un parcours un peu particulier... Je suis parisien, mais j'ai fait des études agricoles. À un moment j'ai choisi de faire une reconversion professionnelle qui m'a conduit vers ce qu'on nomme une couveuse d'activités, « Le Champ des Possibles », créée par le réseau AMAP IDF. C’est une pépinière d'entreprises qui mettent à votre disposition des moyens et de la terre, pour pouvoir démarrer votre projet, en l'occurrence pour moi, le maraîchage. En 2011 donc, j'entre dans la couveuse, je démarre mon activité maraîchère et j'approvisionne La Courgette rieuse. »

À quel moment vous installez-vous à votre compte ?

« Je quitte la couveuse le 31 décembre 2013 et m’installe à mon compte au le janvier 2014 à la ferme d'Isle (Grisy-sur-Seine) avec 3 hectares et demi, qui sont en phase de reconversion... »

C’est-à-dire ?

* La reconversion désigne le passage d’une agriculture dite conventionnelle, avec engrais et produits chimiques, à une agriculture bio. 3 hectares et demi, c'est peu, mais c'est toujours ça ! »

Vos 3 hectares et demi vous permettent de produire quelle quantité de légumes ?

« J’ai de quoi produire largement 90 à 100 parts de récolte, 50 semaines sur 52. C'est un peu comme si chacun me confiait son potager personnel toute l'année ! »

Vous parlez de « parts de récolte »...

« C'est la subtilité de l'AMAP. On préfère parler de parts de récolte plutôt que de paniers, car la notion insiste sur l'idée de partage. Dans notre système, le panier peut varier, en quantité et en variétés. Si la récolte est importante, le panier sera plus gros et inversement En gros, une part varie entre 7 et 13 légumes par panier, selon la récolte de la semaine. »

Le métier de maraîcher a changé. Aujourd'hui, en dehors des structures associatives comme l'AMAP, comment vivre, voire, survivre ?

« Auparavant autour de Paris, il y avait une ceinture maraîchère, qui, du fait de l'urbanisation, a été repoussée plus loin. Du coup, les maraîchers se sont concentrés sur la production intensive et la grande distribution, et il y a eu moins de maraîchage diversifié. Notre façon de travailler nous permet de proposer une production diversifiée. Au bout du compte, tout le monde s'y retrouve. »

Seule contrainte de la démarche, on prend ce qu’il y a...

« Oui, en effet ! Cette semaine par exemple, il y a eu du chou, donc, chacun aura du chou dans son panier. C'est aussi ça la solidarité. On vient, on partage ce que la récolte a donné, mais aussi on parle, on se rencontre, on crée du lien... »


(Article rédigé par Chrystel GUENE)